- Tous les chemins mènent à l’arobase, mais c’est par des voies multiples que celui-ci nous est parvenu.
- Les moines copistes du Moyen Age ont d’abord, semble-t-il, pris l’habitude d’abréger le ad latin en ce graphe elliptique qu’est l’arobase, puis de le dénommer a-rond : a-robase.
- Il se trouve qu’arroba est aussi une mesure de poids espagnole, empruntée aux Arabes.
- Quoi qu’il en soit, les commerçants de la Renaissance se saisissent du caractère arobase pour signifier : à.
- Et c’est dans ce même sens que l’emploient les Américains tout au long du 19ème siècle.
- Lorsque les machines à écrire s’imposent aux Etats-Unis, l’arobase s’y installe tout naturellement, mais il finit par tomber en désuétude.
- Aussi, quand les pionniers du courrier électronique recherchent au début des années 70 un caractère de clavier peu utilisé pour formaliser les adresses emails, ils pensent à l’arobase, présent sur toutes les machines anglo-saxonnes, mais alors très peu utilisé.
Arobase dans un écrit italien
du 16 e siècle


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